HYPOCRISIE AMERICAINE ENVERS CUBA

Le Congrès américain assouplit les restrictions de voyage vers Cuba (mars 2009)

Le Congrès américain a voté mardi la levée des restrictions de voyager à Cuba pour les Américains originaires de l'île.

Cet assouplissement intervient alors que la question d'une levée de l'embargo commercial américain est à nouveau évoquée.

D'après ce texte figurant dans le collectif budgétaire du gouvernement Obama, les citoyens américains d'origine cubaine pourront désormais aller à Cuba une fois par an, pour une durée illimitée. Actuellement, seule une visite de 14 jours tous les trois ans est autorisée.

Le texte pourrait aussi assouplir les règles concernant l'exportation de médicaments et d'aliments vers Cuba, mais il ne modifiera rien pour les exportations agricoles. Des parlementaires de Floride sensibles au vote des exilés cubains ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme un soutien au régime castriste.

L'embargo avait été décrété par John Kennedy dans les années 1960.

Des ministres sud-américains de la Défense réclament la levée du blocus contre Cuba

SANTIAGO DU CHILI, le 10 mars. – Des ministres de la Défense de la région, réunis aujourd’hui à Santiago du Chili pour le premier Conseil de défense sud-américain (CDS), ont convenu que les Etats-Unis doivent lever le blocus économique injuste contre Cuba, imposé depuis près de 50 ans, rapporte l’agence PL.

Le vice-président et ministre de la Défense du Venezuela, Ramon Carrizalez, a affirmé que l’ensemble de la communauté internationale condamne ce blocus ainsi que les mesures arbitraires des Etats-Unis contre l’île.

De son côté, le ministre de la Défense du Brésil, Nelson Jobim, consulté par des journalistes sur la possibilité de donner aux Etats-Unis un statut d’observateur auprès du mécanisme défensif de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR), a déclaré que Washington « ne pourra voir son statut évoluer auprès de la région tant que le blocus contre Cuba sera maintenu ».

Pour le ministre uruguayen, José Bayardi, Cuba ne constitue aucune menace contre la sécurité des Etats-Unis et la politique de Washington envers Cuba est davantage déterminée par le lobby interne cubano-américain que par une analyse à froid.

Pour sa part, Walker San Miguel, ministre bolivien de la Défense, a indiqué qu’il s’agit de mesures qui affectent le peuple cubain, avant de souligner : « Nous condamnons toutes ces mesures hégémoniques. »

Selon l’AFP, les ministres de la Défense des 12 pays de l’UNASUR ont mis en place, ce mardi, un organisme destiné à promouvoir la coopération entre les différentes forces armées, à créer des opérations de paix conjointes et à rendre transparentes les dépenses militaires.

Le nouveau gouvernement formé par Obama pénalise des entreprises qui font affaire avec Cuba

Depuis l’élection du gouvernement de Barack Obama, de nombreuses pressions ont été exercées pour que soient réexaminées les pratiques commerciales en vigueur dans le cadre du blocus imposé depuis un demi-siècle contre Cuba. Malgré ces pressions, l’agence nord-américaine chargée de traquer ceux qui font affaire avec Cuba vient de condamner la compagnie Lactalis USA, une filiale étasunienne du géant français Lactalis, à payer une amende de 20 950 dollars.

Selon des médias de Miami, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor des Etats-Unis a infligé cette sanction à la compagnie de fromages et produits laitiers parce qu’elle a transgressé les règlements imposés par le blocus contre Cuba. Plus précisément, elle est accusée d’ « avoir effectué des transferts bancaires électroniques dans une entreprise dans laquelle Cuba ou un citoyen cubain avait des intérêts », entre le mois de février 2004 et le mois de mars 2007.

Depuis l’élection de Barack Obama à la Maison Blanche, c’est la première amende imposée par le département du Trésor des Etats-Unis à une entreprise faisant affaire avec Cuba. Ce qui ne fait que confirmer que le nouveau gouvernement entend maintenir le blocus contre la nation cubaine.

Le 16 janvier dernier, l’OFAC a publié un communiqué dans lequel il précise certains « aspects juridiques » qui durcissent encore davantage la réglementation sur les voyages à Cuba. Ces nouvelles restrictions pénalisent d’ores et déjà les compagnies nord-américaines spécialisées dans les vols charters et dans les envois d’argent aux familles cubaines, de même que les agences de voyage.

Drôle de coïncidence, ces mesures ont été annoncées seulement quatre jours avant que le nouveau président fasse son entrée à la Maison Blanche. De toute évidence, certains fonctionnaires pro-Bush sont mécontents de l’arrivée de Barack Obama et ils entendent s’opposer à toute volonté de changement de la nouvelle administration démocrate.

Le Bureau de contrôle des avoirs étrangers n’est qu’une facette de l’énorme machine agressive mise en place par les différentes administrations nord-américaines contre Cuba. A travers cette agence, le département du Trésor peut espionner ses propres citoyens de même que tout citoyen étranger qui osent maintenir des relations avec Cuba. Depuis des décennies, l’OFAC alloue des sommes considérables et une bonne partie de son personnel pour espionner, traquer et faire condamner des individus, des entreprises et des organismes qui font affaire avec Cuba.